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Commémoration du 11 novembre 1918

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Discours d’Olivier Thomas, maire de Marcoussis et des représentants de villes jumelées présentes lors des commémorations.

Chers enfants du CME, des Jeunes Sapeurs-Pompiers et de la chorale du collège,
Madame la Conseillère de comté, représentante de Newton-Stewart en Ecosse,
Madame la représentante de Marienské-Lazné en République Tchèque,
Monsieur le Maire de Bérégadougou au Burkina-Faso,
Monsieur le Maire de Waldsassen en Allemagne,
Monsieur le Président de la Fnaca,
Monsieur le Conseiller départemental,
Commandant de le 2e brigade du 121e régiment du train,
Monsieur le Chef de la brigade des sapeurs pompiers de Marcoussis,
Monsieur le représentant de la gendarmerie,
Mesdames et messieurs les élus de Marcoussis,
Mesdames et Messieurs les présidents de nos associations,
Mesdames et messieurs.

Vous aurez remarqué, auditeurs attentifs que vous êtes, que mon propos est d’abord destiné aux jeunes qui sont là présents et en nombre.
Car c’est le sens de ces commémorations, se tourner vers la jeunesse.
Nous sommes aujourd’hui réunis pour célébrer le 100e anniversaire d’une date heureuse, celle de l’armistice de 1918.
Notre doyenne Paulette qui aura 105 ans en février me confiait qu’elle avait le souvenir d’enfant d’un défilé en fanfare dans notre rue principale pour célébrer cet armistice.
Une date qui donne espoir, une date de paix, une date de reconstruction.
C’est le sens profond de cette commémoration.
La mémoire du passé, la connaissance du passé, permet de nous engager résolument vers l’avenir.
Construire la Paix. C’est le message de cette commémoration. Ce message qui a hélas vite, aux lendemains de cette guerre, laissé la place à celui de le revanche et du nationalisme.
Ce devait être la der des der. Mais le nationalisme, la barbarie, l’intolérance le racisme, l’antisémitisme, le populisme ont fait le lit, partout en Europe, de la guerre mondiale suivante, de l’indicible, d’Auschwitz et d’Hiroshima.
L’histoire du monde, l’histoire de notre continent, de notre pays, n’est pas une suite d’événements indépendants les uns des autres. Notre histoire humaine est une continuité.
Il n’y a pas deux Pétain, le bon et le mauvais, rassemblé sous une seule casquette de maréchal. Il n’y en a qu’un seul : celui, inhumain déjà qui fait fusiller ses propres soldats pour l’exemple en 1917 en condamnant à mort sous son commandement, plus de 600 poilus. Celui, inhumain toujours, vingt-cinq ans plus tard, qui pactise avec le régime nazi et envoie les juifs à l’extermination.
L’Histoire ne se coupe pas en tranche, elle est un seul et même fil, que nous devons apprendre et connaître.
L’éducation est l’arme la plus puissante que nous pouvons utiliser pour changer le Monde, disait Nelson Mandela.
C’est inlassablement notre mission.
Car il n’y a pas de répit, non il n’y a pas de répit et il ne peut y en avoir.
L’homme est ainsi capable de la pire des barbaries et du meilleur des idéaux.
C’est sur ce fil que nous marchons et seule l’éducation nous sert de balancier.
Aujourd’hui, nous sommes tous réunis. Tous nos amis sont là.
Ceux du 121e régiment du Train avec qui nous sommes liés et qui s’engagent au quotidien dans des missions de lutte contre le terrorisme ou pour le maintien de la paix et ceux de nos communes jumelées, tous présents ici ce matin.
Car cette guerre fut mondiale. Près de 19 millions de morts et 21 millions de blessés, venant des 5 continents, sont venus se battre ici en Europe. Ce ne fut pas seulement, contrairement à ce qu’on nous a souvent résumé une guerre entre français et allemands. Cette guerre a commencé même par un conflit entre serbes et autrichiens.
Merci à nos amis écossais d’être là en souvenir des dizaines de milliers de soldats disparus dans cette guerre notamment lors de la bataille de la Somme.
Merci à nos amis tchèques d’être également présents. Eux aussi ont fait la première guerre mondiale, certains dans l’armée austro-hongrois et d’autres parmi les alliés. C’est à l’issue de cette guerre, il y a cent ans qu’est né la République Tchécoslovaque et 1918 est une date importante dans l’histoire du peuple tchèque.
Merci à nos amis burkinabés d’être là aussi. Il faut rappeler combien les troupes coloniales des tirailleurs d’Afrique ont été partie prenante de cette guerre, souvent aux premières lignes. Les tirailleurs sénégalais qui venaient en réalité de toute l’Afrique et non seulement du Sénégal ont joué un rôle majeur dans l’armée française dans les deux guerres mondiales. Les habitants du Burkina-Faso, qui s’appelaient à l’époque la Haute Volta ont fourni de nombreux soldats, arrachés à leurs villages pour défendre le territoire métropolitain, à l’époque on ne leur demandait pas de visa pour venir donner leur vie pour la France.
Merci enfin à mon ami Bernd Sommer, Maire de notre ville jumelée de Bavière d’être ici à nos cotés. Quel message symbolique de paix nous envoyons mon cher Berndt, 100 ans après la fin de cette guerre et 73 ans après 1945.
Les Français ont perdu 1,7 millions d’hommes dans cette guerre et les allemands 2,5 millions. Ces pertes atroces qui ont fauché toute une génération de jeunes hommes auraient dû suffire à éclairer les esprits sur la nécessité de la Paix, sur la nécessité de l’Europe.
Aujourd’hui mon cher Berndt, en Allemagne, comme en France, les nationalistes sont de retour. Ignorants du passé, aveugles du futur, manipulant les crédulités, simplifiant les sujets complexes, attisant les haines et stigmatisant les étrangers, ces nationalistes, faux patriotes, sont des dangers pour nos pays, pour notre continent, pour notre planète, et la meilleure des réponses que nous leur opposons est celle de l’éducation, celle de ces cérémonies vers la jeunesse.
Merci d’être là à vous tous, citoyens du Monde.
Ici, à Marcoussis, 131 des nôtres sont tombés dans cette guerre. 131 visages que nous avons symbolisés durant ces 5 années de commémorations. Merci aux nombreuses associations de ce travail, aux écoles, au collège, aux services d’avoir participé à cette mission publique et mémorielle.
131 visages, 131 jeunes hommes qui n’ont pas revu notre village, leurs parents, leurs compagnes, leurs enfants.
Notre message d’espoir est celui qu’ils ne soient pas mort pour rien. Qu’ils soient morts pour la paix, pour que cela ne se reproduise plus.
Car ce sont eux les héros de cette guerre, ce ne sont pas les généraux, ce sont eux dont la vie quotidienne est devenu un enfer dans la boue, sous les obus.
C’est à eux que nous devons penser les enfants.

Pour nous souvenir d’eux bien sûr, mais surtout pour nous mobiliser, nous instruire, nous engager, à construire un monde nouveau, de fraternité et d’espoir. Rien n’est jamais impossible.

Rêne Char disait :
« L’impossible nous ne l’atteignons pas, il nous sert de Lanterne ».

Discours du Maire de Bérégadougou, Monsieur Brahima Koné, à l’occasion du centenaire de l’armistice

Monsieur le Maire de la commune de Marcoussis
Mesdames et messieurs les délégations des villes amies
Mesdames et messieurs les élus de la ville de Marcoussis
Mesdames et messieurs les membres de L’AMFAI,
Population de la belle et paisible ville de Marcoussis tout protocole respecté,
Mesdames et messieurs,
La délégation qui m’accompagne et moi-même vous félicitons et vous remercions pour l’honneur que vous nous avez fait en nous associant à cette belle cérémonie pleine d’émotion et de signification.
L’évènement que nous célébrons cette semaine s’est passé il y’a déjà 100 ans, soit plus de 36500 jours et l’humanité n’arrive pas l’oublié. L’humanité n’oublie pas parce que les dommages ont été plus énormes tant sur le plan de perte en vie humaines, social, culturel qu’économique.
Mesdames et messieurs
La guerre 14-18 a été l’une des plus graves erreurs de l’humanité. Elle n’a épargné personne, ni l’Allemagne, ni la France, ni les alliés, personne ne doit s’en réjouir.
La première guerre mondiale à laquelle prirent part les voltaïques, tant sur le plan du recrutement que l’effort de guerre a provoqué des répercussions sur la Haute-Volta, actuel Burkina Faso tant d’un point de vue démographique, qu’économique et social. En août 1914, lorsqu’éclata la guerre, il a été demandé aux peuples de la Haute-Volta, en même temps qu’à toutes les colonies françaises, de venir en aide à la métropole par des appuis en denrées, de travail forcé et de participer aux combats.

Monsieur le maire de Marcoussis,
Mesdames et messieurs,
Mes chers amis de Marcoussis,
La communauté que je représente aujourd’hui, loin des champs de combats a participé avec les autres communautés d’Afrique noire à l’effort de guerre et a durement été émotionnée par ses conséquences.
L’humanité toute entière a perdu ses braves hommes ainsi que des ressources financières et matérielles.
Quatre années après d’intenses combats, les belligérants se rendirent compte des erreurs fatales sur l’humanité et décidèrent de cesser le crépitement des armes.
Mesdames, messieurs
Nous voici donc réunis ce matin pour célébrer cette sage décision prise le 11 novembre 1918.
Le 11 Novembre, c’est le souvenir de l’immense souffrance de nos grands-parents qu’on a envoyés par milliers conquérir des morceaux de collines, des bouts de paysage, des lopins de terre.
Célébrer le 11 novembre aujourd’hui, c’est se rappeler de ce jour de 1918, ce jour où enfin les belligérants de ce conflit cruel ont réalisé qu’il ne sert à rien de se battre et qu’il faille déposer les armes, le jour où l’humanité voulait espérer que cette Première Guerre Mondiale serait bel et bien la dernière et que les hommes devaient vivre dans la paix.
Cette commémoration exige de nous, non seulement un devoir de mémoire, mais aussi, un travail de mémoire.
C’est pourquoi, je saisi l’opportunité qui m’est offerte ce matin pour rendre un vibrant hommage à tous nos grands-parents, toute nationalité confondue qui ont pris part à ce combat, certains ayant perdu la vie sur les champs de tire ou une partie de leur corps et d’autres ont quitté ce monde quelques années après le cesser le feu.
Leur courage doit donner aux générations d’aujourd’hui la responsabilité collective d’entretenir le souvenir de toutes les victimes et de leurs familles dont les vies furent brisées au nom et pour nos patries.

Monsieur le maire de la belle ville de Marcoussis,
Chers membres de l’AMFAI,
La population de Bérégadougou que je représente ce matin est fière de vous, fière de vous parce que vous croyez à l’amitié.
N’eut été votre engagement, votre abnégation, ma délégation ne serait pas ici ce matin. C’est l’occasion pour moi de traduire à vous, à vos prédécesseurs et à l’AMFAI toute notre reconnaissance.
Vous l’avez dit hier à la visite de l’exposition et Marion l’a également reconnu, après cette guerre, la génération actuelle et celles à venir doivent travailler pour la paix pour qu’une telle tragédie ne se reproduise.
Cent ans après cette tragédie, nous devons œuvrer pour que plus jamais de pareil conflit ne frappe encore l’humanité.
Et vous population de Marcoussis, vous l’avez si bien compris. En associant à cette commémoration les quatre villes de quatre pays différents, voire de contient différent que sont le Burkina Faso, l’Ecosse, l’Allemagne, et la république Chèque, vous travaillez à l’unification du monde.
Cela peut éviter à notre temps de nouveaux et terribles drames.
C’est en nous battant pour la Paix que nous nous inscrivons parmi les défenseurs de nos Patries.
Tout ce qui peut apparaître dans le monde, comme un recul dans cette quête d’un monde plus pacifique, moins violent, plus tolérant et plus démocratique, va à l’encontre de l’Avenir de l’humanité.
Pour renforcer davantage les liens d’amitié entre les quatre villes, je souhaite que monsieur Olivier Thomas, Maire de Marcoussis se mette au-devant des t autres villes ici présentes pour la formalisation des liens d’amitié, ce qui pourrait être la contribution de ces villes à la quête d’un monde paisible.
Bonne célébration à toutes et à tous et que l’âme de toutes les victimes de la guerre repose en paix.
Vive l’AMFAI
Vive l’amitié entre les quatre villes.

Je vous remercie.

Discours de Martin Kalina, maire de Mariánské Lázně, République tchèque.

La ville de Mariánské Lázně estime beaucoup le partenariat de longue date avec nos amis de Marcoussis. Le caractère de l’amitié de nos pays est de longue durée. Pendant la Première guerre mondiale la France a considérablement aidé à la formation de la légion tchècoslovaque dont l’influence et la lutte vaillante dans les batailles de la guerre mondiale ont été l‘un des arguments clés et essentiels à l’origine du nouvel état indépendant sur la face d’Europe.
Merci que la France était présente à la naissance de notre pays qui cette année fête son centenaire de la fondation de l’Etat tchécoslovaque indépendant.
Je souhaite à tous les habitants de Marcoussis et à toute la France qu’ils restent forts et qu’ils se mettent sans crainte en route dans les années suivantes.

Město Mariánské Lázně si velice váží dlouhodobého partnerství s našimi přáteli z Marcoussis. Přátelství našich zemí je dlouhodobého charakteru. Francie výrazně dopomohla během první světové války vytvoření československé legie, jejíž působení a chrabrý boj v bitvách světové války byly jedním z hlavních a klíčových argumentů při vzniku nového samostatného státu na tváři Evropy.
Děkujeme, že Francie byla u zrodu naší vlasti, která v letošním roce slaví 100. výročí založení samostatného Československého státu.
Přeji všem obyvatelům Marcoussis a celé Francie, aby zůstali silní a směle vykročili do dalších let.

Discours de Katie Hagmann, conseillère cantonale de la zone de Newton Steward, Écosse.

Bonjour je m’appelle Katie.
Merci beaucoup pour votre gentille invitation à cette célébration de Paix.
Je m’appelle Katie Hagmann et c’est un très grand honneur pour moi d’être ici comme membre de la délégation écossaise. Je suis nouvellement élue comme Conseillère Cantonale de la zone de Newtown Steward et très fière de pouvoir représenter auprès de vous aujourd’hui le peuple écossais.
Etre ville jumelle me rend très consciente du monde qui nous entoure et dont nous faisons partie, et c’est fantastique de pouvoir aussi apprendre à mieux connaitre les autres villes jumelles de Marcoussis, en en rencontrant leurs représentants.
Dans notre monde en rapide évolution, les liens de communauté et de jumelage sont plus importants que jamais. L’amitié en plein développement entre nos 2 villes doit vraiment être nourri. Nos valeurs communes sont beaucoup plus importantes que quelque différence que nous pourrions avoir.
Il est important aussi de se poser une seconde, et de se rappeler et célébrer le courage et les sacrifices consentis par tant et tant de personnes durant cette guerre. Je suis heureuse et chanceuse de n’avoir jamais connu la guerre et son cortège d’horreurs. Le dur travail qui apporta la paix à nos pays ne doit jamais être oublié.
Aujourd’hui, en temps de paix, je suis ravie de pouvoir voyager et d’avoir la possibilité de rencontrer de nouveaux amis. L’expérience de votre culture et de la gastronomie Française a été exceptionnelle pour moi. Je compte beaucoup sur les nouvelles rencontres à venir entre Marcoussis et Newtown-Steward, et je vous remercie du fond du cœur encore une fois de m’avoir invitée à cet évènement si important.

Discours de Bernd Sommer, Maire de Waldsassen, à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, le 11 novembre 2018 à Marcoussis.

Il y a exactement 100 ans, le 11 novembre 1918, lorsque l’armistice de Compiègne est entré en vigueur en France, mettant en cela fin à la Première Guerre Mondiale, le monde avait changé. En quatre ans et demi environ, d’innombrables personnes avaient perdu la vie.

Les batailles de la Première Guerre Mondiale avaient dévasté de vastes régions, notamment en France et en Belgique.

L’Humanité avait subi des souffrances indescriptibles.

Lorsque, le jour de la commémoration, les drapeaux sont en berne dans toute l’Europe, nous nous rappelons les nombreux morts et victimes de guerre ayant appartenu à toutes les nations en conflit. C’est un jour de Souvenir mais aussi de Mémoire.
Nous ne devons pas, ne devrons jamais, oublier ce qui s’est passé. Car seuls ceux qui se souviennent peuvent apprendre du passé et ne pas refaire les mêmes erreurs.

En effet, où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous vivons dans une Europe Libre, Pacifique et Démocratique. La plupart des gens disposent de moyens leur permettant de vivre décemment. Beaucoup ont même la chance de vivre dans la prospérité. Et pourtant, le nombre de citoyens en colère augmente et les expressions de mécontentement sont de plus en plus importantes.

De plus en plus de personnes s’interrogent sur l’intérêt de l’Union Européenne. Ils en oublient le point fondamental, le socle fondateur. C’est grâce à L’Union Européenne que nous avons la Paix en Europe depuis des décennies. Même si cette Union est certainement perfectible dans bien des domaines, sans Elle, la situation serait bien pire. Une coexistence pacifique ne serait même plus évidente.

Malgré cela, des "sauveurs" autoproclamés dans tous nos pays assurent avoir des solutions simples. Ils tonnent, avec des mots convaincants, de simplistes propositions sensées apporter des améliorations et des changements. Les mouvements d’extrême-droite commencent à menacer l’existence même de l‘Union.

Le deuil des morts des deux dernières guerres mondiales, la mémoire des causes de celles-ci et notre aspiration à la paix et à la sécurité nous obligent à agir avec prudence. Nous devons nous engager davantage pour la Paix et la Liberté - pour la Maison de l’Europe. Nous faisons cela aujourd’hui, en commémorant dans l‘Unité. Notre Amitié nous donne la force d’agir, de défendre la Paix en Europe.